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Nom de l’auteur/autrice :anselmegerald

Réduction d’impôt 30 % à La Réunion : plafond et calcul

Impôt sur le revenu Réduction d’impôt de 30 % à La Réunion : le plafond de 2 450 € que personne ne vous explique Publié le 13 octobre 2026  ·  Par le Cabinet Anselme Gérald, La Possession  ·  Lecture : 8 min Au-delà d’un certain niveau d’impôt, l’avantage réunionnais cesse de progresser. « À La Réunion, on paie 30 % d’impôts en moins. » La phrase circule dans toutes les conversations, et elle est vraie… jusqu’à un certain point. Car cet avantage est plafonné à 2 450 €. Passé ce seuil, chaque euro d’impôt supplémentaire est taxé exactement comme en métropole. Comprendre où se situe ce point de bascule, c’est savoir à partir de quel moment votre fiscalité réclame une véritable stratégie. L’essentiel en 30 secondes Les contribuables domiciliés à La Réunion bénéficient d’une réduction de 30 % de leur impôt sur le revenu, dans la limite de 2 450 € (article 197, I-3 du CGI). Elle est automatique : aucune case à cocher, aucune démarche. Le plafond est atteint dès que votre impôt brut dépasse environ 8 167 €. Au-delà, votre taux de réduction réel s’effondre : 30 % sur le papier, parfois moins de 15 % en réalité. C’est précisément à partir de ce seuil que les leviers patrimoniaux (PER, déficit foncier, dispositifs outre-mer) prennent tout leur sens. Ce dont il s’agit vraiment : une réfaction, pas un abattement On parle couramment d’« abattement fiscal DOM-TOM ». Le terme est trompeur, et la confusion coûte cher dans les calculs de rentabilité. Un abattement réduit le revenu avant le calcul de l’impôt. Ici, il n’en est rien : l’administration applique une réfaction, c’est-à-dire une réduction appliquée sur l’impôt lui-même, une fois celui-ci calculé selon le barème progressif national. Votre revenu imposable reste identique à celui d’un métropolitain ; c’est la facture finale qui est allégée. La distinction a trois conséquences concrètes : Votre revenu fiscal de référence n’est pas diminué — il reste celui de votre revenu réel, avec toutes les conséquences sur l’accès aux aides, aux exonérations locales ou aux plafonds de ressources. Votre taux marginal d’imposition est celui du barème national : la réfaction ne vous fait pas changer de tranche. Votre taux de prélèvement à la source en tient compte, mais il s’agit bien d’une réduction calculée en aval. Les taux selon le territoire : 30 % dans la limite de 2 450 € en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion ; 40 % dans la limite de 4 050 € en Guyane et à Mayotte. Ces plafonds, abaissés par la loi de finances pour 2019 (ils s’élevaient auparavant à 5 100 € et 6 700 €), n’ont pas été revalorisés depuis. Qui y a droit, et à quelle condition La règle est simple : il faut que votre domicile fiscal se situe dans le département au 31 décembre de l’année d’imposition. Ni la nationalité, ni le lieu où vous percevez vos revenus n’entrent en ligne de compte : un cadre réunionnais percevant des revenus fonciers en métropole bénéficie bien de la réfaction sur l’ensemble de son impôt. Deux situations méritent attention : Vous quittez La Réunion en cours d’année pour la métropole : seule l’imposition des revenus perçus pendant la période de domiciliation ultramarine ouvre droit à la réfaction. Vous déménagez d’un DOM à un autre : c’est le taux de votre département de résidence au 31 décembre qui s’applique à l’année entière. Aucune démarche n’est requise : l’administration applique la réduction d’office dès lors que votre adresse fiscale est correcte. Vérifiez simplement qu’elle l’est — un déménagement non signalé suffit à la faire sauter. Le calcul, et le point de bascule à 8 167 € Le mécanisme tient en deux lignes : on calcule votre impôt selon le barème national, puis on en retranche 30 %, sans que cette réduction puisse dépasser 2 450 €. Mathématiquement, le plafond est donc atteint lorsque 30 % de votre impôt égalent 2 450 €, soit un impôt brut de 8 167 €. Observez ce qui se passe de part et d’autre de ce seuil : Impôt brut (barème) Réduction obtenue Impôt final Taux de réduction réel 3 000 € 900 € 2 100 € 30 % 6 000 € 1 800 € 4 200 € 30 % 8 167 € 2 450 € 5 717 € 30 % — plafond atteint 12 000 € 2 450 € 9 550 € 20,4 % 20 000 € 2 450 € 17 550 € 12,3 % 35 000 € 2 450 € 32 550 € 7 % Lisez la dernière colonne : le fameux « avantage de 30 % » n’est réel que pour les foyers dont l’impôt reste modéré. À 35 000 € d’impôt, un contribuable réunionnais bénéficie en pratique d’une réduction de 7 % — autant dire que sa fiscalité est, à quelques euros près, celle d’un métropolitain. Le réflexe à avoir : regardez la ligne « réduction d’impôt — DOM » de votre avis d’imposition. Si elle affiche exactement 2 450 €, vous êtes au plafond. Toute hausse de revenu à venir — prime, promotion, nouveau locatif, revente d’un bien — sera imposée sans le moindre coussin ultramarin. Où la réfaction se place dans le calcul — et pourquoi c’est décisif C’est le point que les simulateurs en ligne escamotent systématiquement. L’impôt se construit dans un ordre précis, et cet ordre change tout : Application du barème progressif au revenu imposable Plafonnement du quotient familial Réfaction DOM de 30 %, plafonnée à 2 450 € Décote, pour les impôts modestes Réductions et crédits d’impôt (PER non concerné — voir ci-après —, dons, emploi à domicile, dispositifs outre-mer…) Plafonnement global des avantages fiscaux La conséquence est contre-intuitive mais capitale : la réfaction s’applique avant vos réductions d’impôt, pas après. Une réduction d’impôt obtenue via un dispositif de défiscalisation vient donc s’imputer sur un impôt déjà diminué de 30 %. Beaucoup de simulations commerciales l’ignorent et surestiment l’économie réelle — parfois de plusieurs centaines d’euros. Le cas

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Taxe foncière 2026 à La Réunion : vérifier et contester

Fiscalité locale Taxe foncière 2026 à La Réunion : comment vérifier votre avis et récupérer un trop-payé Publié le 13 octobre 2026  ·  Par le Cabinet Anselme Gérald, La Possession  ·  Lecture : 7 min Vérifier son avis de taxe foncière avant de payer : un réflexe qui rapporte chaque année. Votre avis de taxe foncière 2026 vient d’arriver et le montant pique. Avant de payer sans réfléchir, sachez une chose : cet impôt repose sur une fiche cadastrale rédigée il y a parfois cinquante ans, que personne n’a jamais relue. Une surface mal reportée, une dépendance démolie toujours comptée, un confort fantôme… et vous payez chaque année plusieurs centaines d’euros de trop. La bonne nouvelle : la loi vous laisse jusqu’au 31 décembre 2027 pour réclamer sur l’avis 2026 — et l’administration rembourse. L’essentiel en 30 secondes Les bases de calcul augmentent automatiquement de +0,8 % en 2026, auxquels s’ajoutent les taux votés localement. Votre taxe est calculée sur une valeur locative cadastrale datant des années 1970, mise à jour au fil de l’eau… quand elle l’est. Les erreurs les plus courantes : surface pondérée, catégorie de classement, dépendances et éléments de confort qui n’existent plus. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2027 pour contester l’avis 2026, et jusqu’au 31 décembre 2026 pour l’avis 2025. Un dégrèvement obtenu vaut pour l’année contestée et corrige votre fiche pour toutes les années à venir. Pourquoi votre taxe foncière augmente encore en 2026 Chaque année, votre taxe foncière évolue sous l’effet de deux leviers indépendants l’un de l’autre. 1. La revalorisation automatique des bases. L’article 1518 bis du Code général des impôts prévoit que toutes les valeurs locatives cadastrales sont majorées d’un coefficient indexé sur l’inflation (l’IPCH de novembre de l’année précédente). Pour 2026, ce coefficient s’établit à +0,8 %, la plus faible hausse depuis plusieurs années — après +7,1 % en 2023 et +3,9 % en 2024. Elle s’applique partout, sans aucune intervention de votre part. 2. Les taux votés localement. Votre commune, l’intercommunalité et les organismes financés par taxes additionnelles fixent chacun leur taux. C’est là que les écarts se creusent d’une commune à l’autre de l’île. À cela s’ajoute la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui figure sur le même avis mais obéit à ses propres règles. Où regarder sur votre avis ? En page 2, le tableau « Taxes foncières » affiche côte à côte les colonnes Taux 2025 et Taux 2026 pour chaque collectivité. Si votre hausse dépasse nettement 0,8 % et que les taux n’ont pas bougé, c’est que votre base a changé : c’est précisément le signal qui justifie une vérification. Comment votre taxe foncière est réellement calculée Le mécanisme tient en une ligne : Taxe foncière = (Valeur locative cadastrale × 50 %) × Taux votés La valeur locative cadastrale est un loyer théorique annuel que votre bien aurait pu produire… en 1970, revalorisé chaque année depuis. Un abattement forfaitaire de 50 % est ensuite appliqué pour tenir compte des charges du propriétaire (article 1388 du CGI). Le résultat, la base d’imposition, est multiplié par la somme des taux. Prenons un exemple volontairement simple : Étape Montant Valeur locative cadastrale revalorisée 4 000 € Base d’imposition (abattement 50 %) 2 000 € Taux global cumulé (exemple : 45 %) × 45 % Taxe foncière due 900 € Retenez bien le levier : toute erreur sur la valeur locative se répercute directement, et chaque année. Si votre surface pondérée est surévaluée de 15 %, vous payez 135 € de trop par an sur cet exemple — soit plus de 1 300 € sur dix ans. D’où vient cette valeur locative ? Elle est construite à partir de trois éléments figurant sur votre fiche d’évaluation cadastrale : La surface pondérée : la surface réelle corrigée par des coefficients (pièces principales, annexes, dépendances, terrasses, garages…). La catégorie de classement, de 1 (grand luxe) à 8 (très médiocre), déterminée par comparaison avec des locaux de référence de la commune. Les éléments de confort : eau courante, électricité, sanitaires, chauffage, nombre de salles d’eau, etc., chacun comptant pour des mètres carrés fictifs supplémentaires. Cette fiche, vous ne l’avez jamais reçue — mais vous pouvez la réclamer gratuitement à votre centre des finances publiques. C’est le document de départ de toute vérification sérieuse. Les 7 erreurs les plus fréquentes sur un avis réunionnais En pratique, voici ce que nous retrouvons le plus souvent lors de nos audits de taxe foncière. Une surface pondérée surévaluée. Mètres carrés comptés deux fois, varangue intégrée comme pièce principale, combles non aménageables assimilés à de l’habitable : l’écart entre la surface cadastrale et la réalité dépasse régulièrement 10 %. Une catégorie de classement obsolète. Un logement classé en catégorie 4 à sa construction peut avoir vieilli, perdu son standing relatif ou subi des désordres : la catégorie doit alors être revue à la baisse. Des éléments de confort fantômes. Une dépendance démolie, un garage transformé, une piscine comblée, une véranda jamais construite restent inscrits et continuent d’être taxés faute de déclaration de la modification. Un local professionnel mal catégorisé. Depuis la révision de 2017, les locaux professionnels sont évalués par secteur et par catégorie tarifaire. Un entrepôt classé comme commerce de pied d’immeuble, ou l’inverse, change radicalement la facture. L’exonération temporaire de construction neuve non appliquée. Une construction nouvelle bénéficie en principe d’une exonération de deux ans (article 1383 du CGI), sous réserve d’avoir déposé la déclaration d’achèvement (H1 ou H2) dans les 90 jours — et sous réserve des délibérations de la commune, qui peut limiter sa propre part. Des dépendances ou terrains mal qualifiés. Terrain agricole devenu constructible, parcelle non bâtie taxée comme bâtie, cour commune attribuée à un seul propriétaire : les cas sont nombreux en zone de division foncière. Un bien vacant ou inexploitable toujours taxé plein pot. Un logement destiné à la location et vacant depuis au moins trois mois, pour une cause indépendante de votre volonté, ouvre droit à un dégrèvement (article 1389 du CGI). Le réflexe qui

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